Sécurité dans la recharge des batteries des appareils de manutention
—Dans le cadre des opérations de manutention et de transfert de charges lourdes dans les entrepôts de stockage, les appareils de manutention, de type chariot élévateur, transpalette … sont communément utilisés. Ces appareils fonctionnant généralement sur batterie (lithium-ion ou plomb), lors des opérations de recharge des batteries, le dégagement d’hydrogène (H2), issu du processus chimique interne aux batteries, peut déclencher une atmosphère explosive avec un danger réel pour les opérateurs et les entrepôts.
En fonction du type de technologie batterie/accumulateur embarqué(e) (plomb ou au lithium-ion), l’utilisation de véhicules électriques, peut nécessiter la mise en place de salles de charge sécurisées dédiées au chargement des batteries.
Réglementation
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- L’Arrêté du 29 mai 2000 (Décret du 31 mai 2006) relatif aux batteries plomb-acide précise qu’une salle de charge est nécessaire lorsque la puissance du chargeur dépasse50kW de puissance en courant continu.
- Le Décret n°2019-1096 du 28 octobre 2019 relatif aux batteries lithium-ion précise qu’une salle de charge est nécessaire lorsque la puissance du chargeur dépasse 600 kW de puissance encourant continu.
Cette obligation réglementaire constitue la première mesure de sécurisation face au risque d'émissions d'hydrogène (H2), d'incendie et d'explosion.
En complément, elle impose la présence d’une ventilation mécanique permettant de limiter la présence d’hydrogène (H2) à 1% du volume de la salle de charge, ainsi qu’un arrêt automatique des chargeurs en cas de défaut de la ventilation.
Dans ce contexte la présence d’une centrale de mesure d’hydrogène (H2) est requise afin d’actionner la ventilation et les arrêts d’urgence de la charge des batteries.
Le risque hydrogène (H2) dans les salles de charge
—L’hydrogène (H2) est un gaz extrêmement inflammable ; il peut s’enflammer au contact de l’air et en présence d'une source d’énergie. Avec une LIE (Limite Inférieure d’Explosivité) de 4% volume dans l’air, bien que très proche de celle du méthane (CH4 ou gaz de ville), l’hydrogène nécessite 10 fois moins d’énergie d’activation que le méthane pour s’enflammer et donc potentiellement exploser.
Ces caractéristiques font de l’hydrogène un gaz très dangereux et donc soumis à déclaration pour ce type d’application dans les locaux de charge.
Dans le cadre de la mise en place de détecteurs de gaz, l’aide-mémoire technique 6120 de l’INRS fait la liste des bonnes pratiques à mettre en œuvre.
En synthèse :
1. L’hydrogène (H2) étant un gaz léger, il est préconisé d’installer les détecteurs en hauteur, à l’aplomb des batteries en charge.
2. Tenir compte de l’architecture de la toiture du local de charge où des poches de gaz pourraient se créer si des poutres de 20-30cm sont présentes.
3. Les capteurs seront reliés à une centrale de détection de gaz. Cette centrale de détection devra être positionnée à l’extérieur de ce local et générer une mise en information du local, pour évacuation du personnel, à 10% de la LIE soit 0,4%vol/air et à 25% de LIE une mise en sécurité du local.
4. Cette détection pourra être couplée à une ventilation ATEX à 2 vitesses ; la première vitesse permanente pour amener de l’air neuf dans le local, la deuxième vitesse asservie à l’alarme de 25% LIE de l’hydrogène, pour diluer et donc faire baisser la concentration d’hydrogène.
5. Si on dépasse ce seuil, il est nécessaire de mettre en place des asservissements pour couper l’énergie de charge des batteries.
Dangers
—- Danger d’explosion lié à l’accumulation de gaz combustibles : H2
- Espaces confinés
- Manque d'oxygène
Solutions Dräger
—- Kit détecteur explosivité
- Kit détecteur anoxie : O2
- Centrale de surveillance
- Kit signalisation
- Alimentation de secours
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